La terre a chaud de soleil, et succombe
D'amour corail au travers de ses voiles
Dans les maisons, les fenêtres s'inondent
De ce silence bercé par de grands squales
Que mon cœur pèse aux voix de ton absence !
Et je franchis à mes futurs espoirs
Cet étang bleu de rêves en transhumance
Ce nid d'étoiles où remue ma mémoire
Hier, la mer était volcan d'écume
Au crépuscule des berges passionnelles
Tu étais là, solitude posthume
À dévaster mes larmes éternelles
Mais cette voix que j'entends au lointain
C'est le sommeil que l'océan refoule
Je pense à toi dans ces vastes chemins
Où se lézardent les rumeurs de la foule
Dis... Que fais-tu ? Illustre vagabond
Aventurier de mes terrains arides ?
Voilier secret, habitacle sans nom
Arche maudit de mes soirées torrides ?
L'été fuira comme tu fuis l'été
Lorsque ton ombre pénètre dans les rues
Quand les ténèbres pénètrent sur le blé
Quand il gémit sous la herse qui tue
L'été sera près de notre impatience
Au gré du cœur et de ses coups de feu
Moi, j'ai si peur des chagrins de l'absence
Et du soleil qui brule entre nous deux
De notre duel que nos mains se caressent
Dans ce cosmos de l'automne futur
Vienne le jour où vivra la tendresse
Comme la mer vient se fondre à l'azur !...
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1 commentaire:
Rien à dire sinon que je suis charmée.
Merci
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