24 janvier 2007

CHARLY

 
 
Je ne remplis pas mes pantalons de plume d'oie 
Même avec des bretelles en ciseaux 
 Invariablement, je reste en platitude 
 On ne voit que mes yeux
  Et mes pantalons raides sont des pantalons tube 
 Et des fils de coton  
Je ne remplis jamais les cases noires 
 De mes mots inutiles  
Et je les additionne sans signe de moisson 
À tous mes pantalons  
Et mes yeux se décorent de coton 
Je ne sais que dépeindre les pendules miroir
  Et les peintures d'ombre 
Des pastels empâtés de poudre d'escampette  
Des yeux que je rencontre au fil de mes coutures 
 Je ne remplis jamais mes phrases laconiques 
De mes amours feu vert 
Mes mots sont à l'envers...  
Je ne traverse rien que des regards éteints 
 Et des désirs malsains 
Et je suis clôturé dans un fil de béton
  Décousu en deux mots qui cherchent le bon sens 
On ne voit que mes yeux je t'aime t'aime-je 
Dans mes vieux souvenirs cahotant ses murmures  
J'ai installé sur mon chapeau de solitude  
Mes élans décousus et mes oublis mouillés  
Reste de mes mots tendres : l'escalier du rêve !
 
 
 
 
 

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