25 janvier 2021

LE SENTIER DE MES REVES

 

 

 

 

Le sentier de mes rêves s'enfouit sous les nuages  

Ceux que l'on voit parfois un matin de printemps 

Quand le ciel aux zébrures d'or ouvre un passage  

Au jour encore hagard et mouillé d'occident. 

 Il a tous les parfums du jour que je distille 

 Il a la voix vêtue d'un gros chat ronronnant  

Il a la peau, le souffle qui se trémousse en ville  

Le souvenir très haut au front d'un cerf-volant. 

 Écheveau de la vie je me sens toujours libre 

Ainsi seul dans la nuit 

Dis-moi... Que veux-tu vivre ? 

 Les rêves sont toujours requiem à la brise 

 Face à face debout dans nos chagrins d'azur D'amour fou... 

C'est ainsi tout ce qui magnétise 

Le monde qui revêt son masque de futur. 

 Écheveau de la vie, j'aimerais te voir libre 

 Dis-moi... Que veux-tu vivre ?

 

 

 


LE SOLEIL


 

 

 

Le soleil 

C'est ce profil que la lumière aveugle  

C'est la douceur de nos jours éblouis 

Ainsi va le vent  

Sur les routes espérance 

 Des aurores boréales que j'invente le soir

 

 

 

PARIS


 

 

 

 

Place Blanche qui luit sous sa pluie de tonnerre

 Et le feu du soleil qui ruisselle sur les toits 

Où dorment les moineaux cachés dans les chimères 

Où notre solitude se réfugie parfois

 Paris au cœur des pierres dans ce fragment d'étoile

Que le prisme du soir a jeté dans mes mains 

La fenêtre du ciel a déplié sa voile 

S'est gonflé de rumeurs qui s'exhalent au loin 

 L'horizon s'est bâti des assauts de voyage 

D'un océan maudit dans ses plages égarées 

Le soldat inconnu m'en dit bien d'avantage 

Par la foi de ce Dieu, silhouette brisée... 

 Paris est irradié d'une aube sans message 

Notre histoire est ainsi dans nos regards cachés 

Nos mains parfois ensemble tracent le paysage

 De cet étang d'amour en Pierrot désolé 

Paris sur l'autoroute où s'enchaînent nos rêves

Ceux qui volent à l'aurore le soleil réveillé

 A nos rêves cachés et nos illusions brèves

 Que la vie nous arrache quand le jour s'est levé !

 

 

LENY....

 
 
 
 
LENY ... 
 
 J'ai traversé le ciel à bord d'un delta-plane
 J'ai vu des étourneaux aux délires interdits 
J'ai vu des météores dans tes cheveux havane 
Dans ton grand lit défait aux lumières de la nuit 
 Je t'y voyais dormir de fragrances marines
 Je te voyais debout vêtu de peau d'amour
 Je te voyais vibrer de chagrins anonymes 
Aux portes du soleil au bras du petit jour 
 
 LENY... 
 
Tes yeux sont des miroirs 
Tes rires sont éclectiques 
Aux lumières du soir Irradiées de musique
 
 LENY... 
 
Ta peau est une aurore 
Ton sommeil est une île 
Et le cœur est à bord 
De ces lianes fragiles 
 
 Loin au bord des chemins que les forêts caressent
 Dans la vague de l'herbe serpentée par le vent 
J'ai le cœur qui foisonne au désir qui ne laisse Seule,
 Comme on l'est parfois sous la voûte du temps 
C'est l'hiver sur la plaine alanguie de voyages
 Crépuscule où frissonnent ces rêves fous qui meurent
 Que marchent nos destins pour les mêmes rivages 
Ensemble réunis vers les mêmes bonheurs !
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'ETE MARIN

 

 

 

La terre a chaud de soleil, et succombe  

D'amour corail au travers de ses voiles  

Dans les maisons, les fenêtres s'inondent 

De ce silence bercé par de grands squales 

Que mon cœur pèse aux voix de ton absence !

 Et je franchis à mes futurs espoirs 

Cet étang bleu de rêves en transhumance 

Ce nid d'étoiles où remue ma mémoire

 Hier, la mer était volcan d'écume 

Au crépuscule des berges passionnelles 

Tu étais là, solitude posthume

 À dévaster mes larmes éternelles 

 Mais cette voix que j'entends au lointain 

C'est le sommeil que l'océan refoule

 Je pense à toi dans ces vastes chemins 

Où se lézardent les rumeurs de la foule 

 Dis... Que fais-tu ? Illustre vagabond

 Aventurier de mes terrains arides ? 

Voilier secret, habitacle sans nom 

Arche maudit de mes soirées torrides ?

 L'été fuira comme tu fuis l'été 

Lorsque ton ombre pénètre dans les rues

 Quand les ténèbres pénètrent sur le blé 

Quand il gémit sous la herse qui tue 

 L'été sera près de notre impatience 

Au gré du cœur et de ses coups de feu

 Moi, j'ai si peur des chagrins de l'absence 

Et du soleil qui brule entre nous deux 

De notre duel que nos mains se caressent 

Dans ce cosmos de l'automne futur 

Vienne le jour où vivra la tendresse 

Comme la mer vient se fondre à l'azur !...

 

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JE NE SAIS PLUS


 
 
 
 
 
Je ne sais plus rester règlementaire

Il me faudrait brouter l'irraisonnable

Et faufiler le ciel de mes dents

Le vide

La béatitude de l'insoumission

L'autre face angoisse des exaltations

Ton image sans dégradation

Il serait bon de profaner l'inaccessible !
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TU SAIS BIEN...

 
 
 
Tu sais bien que le monde  
Est un géant qui négocie sur ses collines 
  Nos éclats de voix  
Tu sais 
  La vie s'empoumonne de plages  
 
Étales de soleil.  
Tu sais bien que le monde sommeille  
Sous les syllabes affranchies 
  Des douleurs inconnues des autres 
  
 Tu sais bien que la vie 
  Se boit de caresses écarlates de musique 
  Qui nous glisse d'autres parfums inachevés
 
 
 
 
 
 
 
 

LE DELIRE

 
 
 
 
 
 
Le délire regorge de silence
Et le fard se dépeint de dentelle
Ce maquillage de Pierrot fou
Déposé dans le houblon qui danse
L'étincelle
 
L'entité vert cru
 
Un jaillissement de parfums
L'avenir posthume
L'âpreté vagit sa course au néant
Et la pierre des murs s'est craquelée d'étoiles
L'âge de nos fenêtres sur rue
Consigné du bon côté
Notre démarche est celle de mort-né
La terre avorte ses abîmes de rires mouillés
 
 
 
 
 
 

VOYAGES...


 
 
 
 
 
Voyages sur l'amour vécu

Le plasma de nos sens discordants

Ton corps est un ruban

Qui déploie mes écueils

Voyages transitoires

Une source qui ploie

Ses narines géantes

On ne dévore jamais assez

Nos symboles


J'ai déplié mes incertitudes

Sur le grès des coteaux

Le chatoiement des synthèses marines

Fragile transcendance

De nous-même ! 
 
 
 
 
 

BLEU

 
 
 
 
 
Bleu d'orgie
Sur les grimoires éventuels
D'une Bible désemparée
J'ai déconnecté le passage
De ma prison imaginaire






CRI


 
 
 
 
 
Et tous ces chevaux d'autrefois, échevelés sous un ciel pourpre...

Les paysages de ton corps, et tous nos voyages sont morts...

Ainsi, je côtoie ton absence, je traverse notre désert dans la sueur de tes mirages

Et sous l'orage, tout près des oasis dissous, je marche encore...

Il faut croire en sa solitude :

Elle dévore les souvenirs imaginaires, les pudeurs, les désarrois.

Nous ne sommes que chats égarés, soumis à l'éternel retour,

Au silence établi.

Et l'avenir se veut félin, mystifié.

Le chemin que nous avons creusé s'est fortifié d'amour, s'est excusé de lutte


Et tous nos chevaux d'hier laissent écheveler leurs crinières affolées...

Mes souvenirs sont ceux que j'embellis dans les rues encore embuées d'inconnu

J'ai toujours leur schéma divin

Souvenir, chère absence

Liane de ma mémoire

Mon cœur te serre entre ses doigts

Sans toi l'âme du soleil a froid !
 
 
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SEVENTIES


 
 
 
 
 
Il suffisait

Que l'amitié grande ouverte

Frappe fort

Au-devant des portes silence

Pour que le ciel explore

Les mots souillés

Dans l'exil exténué des troubles

Il suffisait

Que ce cosmos

Crisse

Au coeur de nos pulsions harcelées

Dans cette vie gigantesque

Il suffisait de cette eau-clé

Pour renouer nos écheveaux

Noués à tes cheveux

Constellant nos souvenirs comète


IL SUFFISAIT


D'une étincelle

Et nos mains ac-collées

Pour éclairer ce matin qui s'éveille !
 
 
 
 
 
 

DESTIN FOU...

 
 
 
 
 
Destin fou des cités métalliques
Cœur de cristal enfoui
Sous la tendresse noyée
Oripeau
Que nous chevauchons
Sur le quai des brumes
Poussières de nuages capturées
Fumée de rue
Silence du pavé sec,
Sous le pas de la foule
Que nous suivons...
j' ai besoin de tes ivresses,
De toi...
Du souffle de tes silences
 
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(Extrait de "La prison des rêves")

LA ROUTE


 
 
 
 
 
La route

Cordon noir, tendu...

Ton sourire dilué

Caresse ma mémoire

.....................................

Je me souviens...

Que fais-tu?


De ce ciel ouvert,

J'ai allumé des lustres dans les halls de gare.

Figé de bougies sur les voies piétonnières...

Fixé des feux de Bengale sous tes baskets.

Très haut, s'imprime le cri des songes,

Le bruissement du quotidien

S'abîme de voyages stellaires.

Je te provoque

Mes ruminances éclectiques.

 
 
*********************************

(Extrait de "la prison des rêves")


OU SE CACHE LE SOLEIL?

 
 
 
 
 
Où se cache le soleil ?
Je le vois au fantasme des déserts poudreux,
Des voiles,
Que les femmes nues et chaudes soulèvent
Et enrubannent au crépuscule...
Où se cache l'Afrique
Avec ses voix qui assènent le sommeil ?
Nos idéaux s'enfouissent sous la mer
Qui s'exhibe
Inexorablement...
 
 
*******************
 
 
(Extrait de "La prison des rêves")
 
 
 
 
 

I WANT YOU...


 
 
 
 
Désormais, je serai là,

Quand bien même le monde étendu

Ne serait plus.

Le regard ébloui

Que ta vie m'a donné électrise mes rêves

J'enfante les plaisirs de ta peau

À ma peau

De ta voix à ma voix


I WANT YOU...
 
 
 
***************************
 
(Extrait de "La prison des rêves")
 
 
 
 
 

JE HARCELE LES TOITS

 
 
 
 
 
Je harcèle les toits
Des maisons de tuiles roses
Je frappe aux portes des inconnus
Dont l'incandescence
Frémit sur leur lit
Ils ont la peau blanche, douce, sous les draps
Que j'apprends un par un
...........................................
 
L'amour fou
Est prophétie, inéluctablement...
...........................................
 
Pâle ironie des rues qui s'époumonnent
Irradiées.
.....
 
Où es-tu?
.....
 
Le ciel creuse la route
Qui m'amène jusqu'à toi.
..................
 
Lieux communs pour ces visages passagers,
Mes rêves coulent ces îles d'argent
Dans tes abysses mondaines
................
 
J'ai frôlé tes secrets avec mon écriture.....
 
*********************
(Extrait de "La prison des rêves")
 
 
 

ETENDRE SUR LES ARBRES

 
 
 
 
 
 
Étendre sur les arbres morts
Les mots qui ne se parlent pas
Qui s'écoutent sur les doigts
Je voudrais d'un créneau de soleil
Défricher le houblon et boire à ses féeries
Mordre dans le pain
Frémir de pluie
Mâcher l'univers comme un fruit
Couvrir le néant de traces métalliques
Et de baisers cristallins
Bondir sur les crinières des chevaux aux aguets
Dans les prairies de souffle
Là où l'intouchable
S'anime d'absolus haletants
 
 
.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
 
 
 
 
 


12 septembre 2007

LIBERTE !

 
 
 
 
 
 
 
Tentations abattues
Sur les têtes poudrées de l'histoire.
........................................
LIBERTÉ !
........................................
Où pourrais-je aujourd'hui
Acclimater l'idéal ?
Le magnétisme du passé
Avec le temps qui ferme les yeux
Et tes yeux que je caresse....
......................
Ces odeurs de musique
Ces soupirs de guitare
Tranquilles.
 
 
 
 
 

26 janvier 2007

EN LONGS FLONS FLONS...

 

 

En longs flonflons  

Vont les ballons et les fauvettes 

Qui grimacent 

Dans la glace à 1 franc 

  Miroir aux alouettes...

  J'ai perdu le cigare vieux temps  

Havane ou gris tempête 

Que la fumée du ciel avait rendu à Dieu  

Tant mieux  

Dieu aime les longs flonflons 

 Et les cigares 

Les pigeons tout ronds et les allumettes fauves 

Allumettes braisées du crépuscule 

Ce crépuscule fatigué allumé dans les champs de fauvettes 

Heureusement  !

En longs flonflons Ronronnent les fauvettes folles 

 Qui dansent, dansent et puis meurent en chemin

  Quand l'automne ouvre sa chasse pitoyable impitoyablement 

On en voit partout 

Plein partout !

 

 

 

 

24 janvier 2007

CHARLY

 
 
Je ne remplis pas mes pantalons de plume d'oie 
Même avec des bretelles en ciseaux 
 Invariablement, je reste en platitude 
 On ne voit que mes yeux
  Et mes pantalons raides sont des pantalons tube 
 Et des fils de coton  
Je ne remplis jamais les cases noires 
 De mes mots inutiles  
Et je les additionne sans signe de moisson 
À tous mes pantalons  
Et mes yeux se décorent de coton 
Je ne sais que dépeindre les pendules miroir
  Et les peintures d'ombre 
Des pastels empâtés de poudre d'escampette  
Des yeux que je rencontre au fil de mes coutures 
 Je ne remplis jamais mes phrases laconiques 
De mes amours feu vert 
Mes mots sont à l'envers...  
Je ne traverse rien que des regards éteints 
 Et des désirs malsains 
Et je suis clôturé dans un fil de béton
  Décousu en deux mots qui cherchent le bon sens 
On ne voit que mes yeux je t'aime t'aime-je 
Dans mes vieux souvenirs cahotant ses murmures  
J'ai installé sur mon chapeau de solitude  
Mes élans décousus et mes oublis mouillés  
Reste de mes mots tendres : l'escalier du rêve !